Interview Fabian Koh Lanta Fidji: « Ce n’était pas ma première tentative de participation »

Steven, notre journaliste de TV PROMPTEUR, s’est intéressé au parcours de Fabian, candidat dans cette saison de Koh Lanta. Avant de découvrir à la fin de l’interview les impressions de Steven, voici le portrait d’un Robinson Crusoé Suisse.

 

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  • Comment arrive-t-on à se dire : “Je veux tenter l’aventure !” ?

Ce n’était pas ma première tentative.On est des grands fans de Koh-Lanta depuis très longtemps. En 2012, ma femme m’avait même inscrit au casting, sans que je le sache. Puis en 2016 j’ai retenté l’expérience. Lorsque que j’ai su que je participerais à Koh-Lanta Fidji, je n’y croyais même pas ! Pour moi c’était comme un rêve, incroyable !

 

  • Vous vous êtes préparé pour cette saison ? physiquement comme mentalement, passer de l’autre côté ne doit pas être facile …

Oui, mais avec une méthode aussi originale que moi ! Je suis très gourmand et je savais que ça allait me poser un problème, j’ai donc décidé de manger beaucoup pour stocker un maximum d’énergie avant l’aventure, à base de beurre et de bouteilles d’huile d’olive ! Physiquement je ne me suis pas du tout préparé.

 

 

  • Quand vous avez appris que vous étiez sélectionné, qu’elle a été votre plus grande crainte concernant l’aventure ?

Sans hésiter, je dirais le regard des autres. A cause du tatouage, j’avais peur que les gens s’arrêtent sur la première impression et me voient un peu comme l’homme à abattre.

 

 

  • Dans votre portrait vous dites que votre tatouage symbolise le passage de l’adolescence vers l’adulte : finalement, c’est pas un peu ça aussi Koh-lanta ?

Oui c’est un peu comme une naissance! On est lâché dans une fosse, avec des gens que l’on ne connaît pas. Quand on arrive sur le camp, l’état d’esprit à adopter c’est : « Je deviens tout petit et je vais essayer de grandir » .

 

 

  • Sur les réseaux sociaux, voyez-vous des gens qui vous jugent uniquement sur la 1ère impression du tatouage ?

Le gens sont partagés par rapport à mon tatouage. Ceux qui n’aiment pas et qui me jugent, je rigole en leur disant que je ferais surement l’autre moitié du visage bientôt haha.

Mon tatouage, c’est uniquement personnel, ça n’a rien de religieux, et ça n’a aucune appartenance à une quelconque secte ou tribu.

Il date d’il y a 15 ans lorsque j’ai commencé à fonder une famille. Je suis quelqu’un d’entier, je ne me cache pas.

 

 

  • Quel a été le moment le plus difficile pour vous pendant l’aventure ?

Le côté émotionnel, forcément ! je me suis forgé une carapace par rapport à mon enfance. J’avais beaucoup travaillé dessus en mettant un mur devant moi. En venant à Koh-lanta , j’avais peur de me mettre à nu devant les autres, ce que j’ai fait d’ailleurs lors de cet épisode sur la plage, où je raconte à mes équipiers le chemin que j’ai parcouru depuis mon enfance.

 

 

  • Et votre meilleur souvenir ?

La rencontre de gens incroyables, sans exception ! Je n’aurais jamais pu les rencontrer sans cette aventure…

 

 

  • Après les jours qui ont suivi la fin du tournage de Koh-Lanta, vous avez gardé contact avec vos collègues aventuriers ?

J’ai gardé contact avec vraiment tout le monde. Que ce soit Manu, Maxime, Sandrine ou encore Sébastien. Après la proximité joue aussi, je suis en Suisse, tout comme Mélanie. On est donc proches depuis la fin de l’aventure.

 

 

  • J’imagine que vous avez dû apprendre beaucoup sur vous-même pendant cette expérience.. Ça vous a changé de faire Koh-Lanta ?

Oui extrêmement ! Émotionnellement déjà: quand je suis avec mes enfants je vois la vie différemment qu’avant.

J’ai eu aussi une grosse remise en question du point de vue professionnel: j’ai pleins de projets concernant le coaching mental, et j’ai monté une entreprise pour favoriser la cohésion de groupe et le team building dans une organisation. Le travail d’équipe c’est une base indispensable pour évoluer en entreprise. Ça me plait de pouvoir contribuer à ça.

 

 

  • Quand on est sur le camp, est-ce qu’on pense à l’image que l’on renvoie aux gens qui regardent leur télévision ?

Je ne crois pas. J’ai pas du tout eu l’impression d’être dans une télé-réalité, mais vraiment dans une aventure difficile. Puis vous savez, entre le côté émotionnel, la faim et le fait de tout donner pendant les épreuves, il est difficile de penser à quelque chose d’autre.

 

 

  • On sait que vous travaillez dans le social . Forcément on pense de suite que participer à une grande téléréalité comme Koh-lanta peut être très bénéfique pour votre carrière professionnelle non ?

Le fait d’être médiatisé ? Ça m’a apporté le sens du dialogue et du contact. Grâce à Koh-Lanta, les gens ne bloquent plus sur mon tatouage, et arrivent beaucoup mieux à venir vers moi pour instaurer un dialogue par exemple.

 

 

  • Et du coup vous êtes un peu le Robinson Crusoé de Suisse ? On vous arrête dans la rue ?

Haha alors paradoxalement, oui. En Suisse on est très calme, on ne fait jamais de vagues. Ça me bluffe vraiment d’être reconnu dans la rue, de prendre des selfies et de signer des T-shirts. On me reconnaît même à l’extérieur de ma région, tout ça est vraiment très plaisant, je l’avoue.

 

 

  • Quand vous étiez adolescent et que des jeunes de votre âge apprenaient votre parcours difficile, vous ne subissiez pas trop de moqueries ?

A partir de l’âge de 12 ans jusqu’à 20 ans environ, personne ne connaissait cette partie de ma vie . On a tout repris de zéro en déménageant dans une autre ville. J’étais tranquille et je pouvais avoir une adolescence normale.

J’ai commencé ma vie professionnelle tardivement puisque j’ai fais ma formation d’éducateur à 40 ans.. J’avais vraiment besoin de quelque chose de reconnu pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille, lorsque mon premier fils est né.

 

 

  • Pourquoi vouloir écrire une autobiographie ? Vous ressentez le besoin de véhiculer votre expérience particulière ?

Tout est en cours.  Je suis actuellement à la recherche d’un éditeur pour que le projet puisse aboutir

Je veux faire ce livre depuis 3 ans. Je voulais quelque chose sur papier qui extériorise ce qu’il y a dans ma tête concernant mon passé et mon ancienne vie. C’est une revanche  sur la vie. Je ne voulais pas que mon passé tombe dans l’oubli une fois avoir passé l’arme à gauche.

 

L’impression de Steven, l’interviewer de Fabian :

J’ai pu discuter avec Fabian pendant une petite demi-heure. J’ai été très surpris de voir à quel point il est sociable. Je m’attendais à quelqu’un de gentil, mais de renfermé sur lui-même. Mais au lieu de ça, on a pu rire et discuter, c’est vraiment quelqu’un d’intéressant, j’espère qu’il trouvera vite un éditeur pour son livre car je pense qu’il le mérite. Beaucoup de personnes vivent une enfance difficile, mais peu arrivent à se reprendre en main comme il l’a si bien fait, que ce soit avec sa famille ou professionnellement parlant.

Donc si vous avez l’occasion de croiser Fabian, n’oubliez pas de lui apporter une bouteille d’huile d’olive et un T-shirt. Il sera heureux de signer l’un des deux (à vous de deviner lequel haha) 

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